Une fille, qui danse

 

 

Auteur : Julian Barnes
Lu par : Théo Frilet
Durée : 4h59
Éditeur : Audible Studios

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« Tony, la soixantaine, a pris sa retraite. Il a connu une existence assez terne, un mariage qui l’a été aussi. Autrefois il a beaucoup fréquenté Veronica, mais ils se sont éloignés l’un de l’autre. Apprenant un peu plus tard qu’elle sortait avec Adrian, le plus brillant de ses anciens condisciples de lycée et de fac, la colère et la déception lui ont fait écrire une lettre épouvantable aux deux amoureux. Peu après, il apprendra le suicide d’Adrian.
Pourquoi Adrian s’est-il tué ? Quarante ans plus tard, le passé va resurgir, des souvenirs soigneusement occultés remonter à la surface – Veronica dansant un soir pour Tony, un weekend dérangeant chez ses parents à elle… Et puis, soudain, la lettre d’un notaire, un testament difficile à comprendre et finalement, la terrible vérité, qui bouleversera Tony comme chacun des lecteurs d’Une fille, qui danse. »

Mon avis

Tout d’abord je tiens à remercier Audible pour ce partenariat.

Je connaissais l’auteur Julian Barnes de nom seulement, mais je voulais découvrir ses livres depuis un petit moment déjà. Lorsqu’Audible m’a contacté pour écouter ce livre, je ne pouvais évidemment pas passer à côté ! Et je ne suis vraiment pas déçu, au contraire, puisque cette lecture n’a fait que renforcer davantage mon envie de découvrir d’autres écrits de cet auteur.

Mais revenons-en à ce livre-ci « Une fille, qui danse« . Dans celui-ci on fait la connaissance de Tony. Il a désormais la soixantaine et sa vie n’a rien d’extraordinaire. Divorcé, à la retraite, sa vie a peu à voir avec ce qu’il imaginait pendant ses années lycée. Il nous raconte d’ailleurs ces années-là, accompagné de ses deux amis, Alex et Colin, sans oublier Veronica, sa petite-amie de l’époque. Et puis Adrian arrive. Et voilà leur trio ébranlé par le brillant, le mystérieux Adrian qui entre dans leur vie et s’immisce dans cette bande de pote. Tous veulent lui plaire. Tous veulent être le préféré d’Adrian et se disputent ses faveurs.
Et puis les années lycées laissent place à la fac. Ils s’éloignent peu à peu les uns des autres. Tony va apprendre que Veronica et Adrian sont désormais ensemble. Bien qu’entre lui et elle tout s’est fini depuis quelques temps il vit cette relation comme une trahison et décide d’écrire une lettre épouvantable aux deux tourtereaux. Et peu après, il apprends le suicide d’Adrian.
Le passé va venir frapper à la porte de Tony sans crier gare et va venir tout chambouler, tout remettre en cause. Parce que les souvenirs sont parfois traître, on croit se rappeler de quelque chose mais ce qui s’est passé au final peut être bien différent. La mémoire modifie et arrange la réalité des faits parfois.

C’est un roman qui m’a énormément plu, vraiment. De bout en bout cette histoire m’a captivé et j’avais hâte d’en connaître le dénouement. Et le résumé ne ment pas, la révélation finale m’a prise complètement par surprise, je m’y attendais absolument pas !
Ce livre fait partie de ceux qui, une fois la dernière page tournée, donne envie de le recommencer directement.

J’ai trouvé ce roman prenant, exigeant, et j’ai adoré qu’il soit doublé d’une réflexion sur la mémoire et le souvenir.
On retrouve Théo Frilet (doubleur français de Norbert Dragonneau dans Les animaux fantastiques) en narrateur et quel plaisir d’écoute c’est ! Je n’ai pas vu passer les 5h de lecture tant j’étais prise dans l’histoire et tant la voix de Théo Frilet se prête bien à ce livre.

Mon premier Julian Barnes mais assurément pas le dernier !

« L’Histoire, ce ne sont pas les mensonges des vainqueurs, […]. Ce sont plutôt les souvenirs des survivants, dont la plupart ne sont ni victorieux, ni vaincus. »

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La forme de l’eau

 

 

Auteur : Guillermo Del Toro & Daniel Kraus
Lu par : Manon Jomain
Durée : 11h58
Éditeur : Editions Hardigan

 

 

« Nous sommes en 1963, et Elisa Esposito survit tant bien que mal. Née muette, abandonnée par sa famille, elle travaille de nuit comme femme de ménage au Centre Occam de recherche aérospatiale.
Un soir, elle surprend quelque chose qu’elle n’était pas censée voir : un homme amphibie prisonnier d’une cuve, qui doit être étudié par les scientifiques pour faire avancer la course à l’espace de la Guerre Froide. La créature est terrifiante, mais aussi magnifique – elle fascine Elisa. Utilisant la langue des signes, celle-ci établit une communication. Bientôt, la créature devient sa seule raison de vivre.
Pendant ce temps, Richard Strickland, le militaire brutal qui a capturé la créature en Amazonie, envisage de la disséquer avant que les Russes ne tentent de s’en emparer.
Elisa doit tout risquer pour sauver la créature. Avec l’aide d’une collègue qui souffre du racisme ambiant et d’un voisin malchanceux qui n’a plus rien à perdre, elle met au point un plan d’évasion. Mais Strickland ne l’entend pas de cette oreille. Et les Russes sont bel et bien sur l’affaire… »

 

Mon avis

Tout d’abord je tiens à remercier Audible pour ce partenariat.

J’ai découvert La forme de l’eau au cinéma. C’est un film qui m’a beaucoup plu alors quand j’ai vu qu’un livre sortait, j’avais très envie de me le procurer pour voir les différences avec le film et retrouver cette histoire d’amour que j’ai adoré. Si au début j’avais peur d’être déçue de ma lecture par rapport à la version cinématographique il n’en a finalement rien été.

Dans La forme de l’eau nous faisons la connaissance d’Elisa, muette, qui travaille comme femme de ménage dans le centre de recherche aérospatiale. Un jour elle tombe sur quelque chose qu’elle n’était pas censé voir : une créature aquatique que Richard Strickland a capturé et qui fascine notre femme de ménage.
C’est sur fond de guerre que nous est conté cette histoire d’amour impossible entre Elisa et la créature. Tous deux sont diamétralement opposés mais parviennent peu à peu à s’apprivoiser et tombent amoureux. Ils font de leur différence une force et peu leur importe que cet amour ne soit pas conventionnel.
Mais c’est loin d’être le seul thème du livre, en effet d’autres sont également là, tels que l’homophobie, le racisme, la guerre et ses répercutions et j’en passe.

C’est un livre qui m’a donc énormément plu et que j’ai pris plaisir à découvrir. Il y a davantage de détails que dans le film, ce qui n’a pas été pour me déplaire bien au contraire.
J’ai beaucoup aimé l’alternance des points de vue à chaque chapitre. En effet chaque chapitre est consacré à un personnage. C’est quelque chose que j’aime particulièrement dans les livres puisque c’est un procédé qui permet de s’attacher aux différents personnages qu’on suit (ou pas d’ailleurs, suivant lequel c’est), d’en connaître les pensées… En bref c’est un procédé qui a toute sa place ici puisqu’au bout d’un moment les histoires des différents personnages se retrouvent.

La narratrice de ce livre audio, Manon Jomain, a une voix qui m’a plu et que j’ai aimé écouter. Elle donne bien vie à cette histoire et c’est plaisant de se laisser porter par sa voix.

En bref, une histoire qui m’a conquise de bout en bout et que je ne peux que vous recommander. Tout comme je vous recommande le film, qui certes offre moins de détail que le livre, mais n’en reste pas moins un très bon divertissement.

Les animaux fantastiques (La bibliothèque de Poudlard)

 

 

Auteur : JK Rowling
Lu par : Théo Frilet
Durée : 1h55
Éditeur : Audible Studios

 

 

« Ce chef d’œuvre de Norbert Dragonneau, utilisé comme manuel scolaire à l’école de Poudlard depuis sa publication, rencontre un franc succès auprès des familles de sorciers depuis des générations. Les animaux fantastiques est une introduction incontournable aux créatures magiques du monde des sorciers.
Cet ouvrage d’une importance encore inégalée est le fruit des nombreux voyages de Norbert Dragonneau et de plusieurs années de recherche. Si les lecteurs de la série Harry Potter ne manqueront pas de reconnaître certaines de ces créatures (l’hippogriffe, le basilic, le magyar à pointes…), d’autres surprendront même les plus férus de magizoologie.
Venez découvrir la vie fascinante des créatures magiques du monde entier… »

Mon avis

Tout d’abord je tiens à remercier les éditions Audible pour ce partenariat.

Etant une grande fan d’Harry Potter et de tout ce qui gravite autour de cet univers, je ne pouvais vraiment pas passer à côté de ce livre audio (bien que le livre papier soit déjà dans ma bibliothèque ^^). J’étais assez curieuse de voir ce que donnait cette lecture audio notamment parce que dans  l’ouvrage papier que j’ai, il y a plusieurs illustrations des animaux présentés. Je me demandais donc comment Audible allait pouvoir faire pour pallier à ça.
Autre point (est-ce-qu’il en fallait vraiment un autre ?) qui a achevé de me convaincre : le choix du narrateur. En effet c’est Théo Frilet qui lit l’ouvrage. Son nom ne vous dit peut-être rien comme ça, mais il se trouve que c’est le doubleur français de l’acteur qui joue Norbert Dragonneau dans le film « Les animaux fantastiques ». Grosse valeur ajoutée donc.

J’avais déjà lu la version papier mais j’ai été ravie de me plonger une fois encore dans l’univers de JK Rowling. Au tout début de cet article je me demandais comment Audible allait pallier aux illustrations présentes dans la version papier. Eh bien à la place, il y a des bruitages en fond sonore pour imiter le cri des animaux qui nous sont présentés. Cela rend la lecture plus vivante je trouve, moins monotone qu’elle pourrait l’être étant donné que ce livre n’est pas une histoire à proprement parlé, mais un dictionnaire des animaux découverts par Norbert Dragonneau. En effet ce livre est, comme il le dit lui-même, « le fruit de longues années de voyages et de recherches« . L’énumération des animaux par ordre alphabétique ne plaira cependant pas à tout le monde. Il ne faut vraiment pas s’attendre à lire une histoire mais à lire un ouvrage plus scolaire, comme c’est d’ailleurs précisé en début de livre « Ce chef d’œuvre de Norbert Dragonneau, utilisé comme manuel scolaire à l’école de Poudlard depuis sa publication, rencontre un franc succès auprès des familles de sorciers depuis des générations. ».

Cette lecture audio pallie avec habileté aux plus qu’offrent la version papier. La lecture par Théo Frilet plaira à tous ceux qui ont vu les films et donne une vraie valeur ajoutée à ce livre audio. Les bruitages imitant le cris de certains animaux présentés vont également dans ce sens.

C’est une lecture qui m’a, encore une fois, conquise.

Mange, prie, aime

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Auteur :
Elizabeth Gilbert
Lu par : Catherine Creux
Durée : 14h37
Éditeur : Audible Studios

 

 

 

« A trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l’angoisse, le doute, l’insatisfaction… S’ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu’elle s’est choisie ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie », en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l’équilibre qu’on appelle le bonheur… Elizabeth Gilbert nous invite à un voyage vers l’inconnu joyeux et émouvant, libéré des mascarades et faux-semblants. À travers une mosaïque d’émotions et d’expériences culturelles, elle a su conquérir le cœur de millions de lectrices qui ont aimé pleurer et rire avec elle. Et qui rêvent de changer de vie, elles aussi…« 


Mon avis

Tout d’abord je tiens à remercier Audible pour ce partenariat.

Mange, prie, aime est un livre qui me faisait envie depuis très longtemps alors lorsque Audible m’a proposé l’écoute de ce titre, j’ai directement sauté sur l’occasion. Même si cette lecture m’a plu dans l’ensemble, certaines choses m’ont dérangées. En effet j’ai trouvé quelques longueurs et le côté pieux de l’histoire m’a un peu rebuté.

Dans ce livre donc, on fait la connaissance d’Elizabeth Gilbert qui a tout pour être heureuse : un mari aimant, une carrière prometteuse et j’en passe. Néanmoins elle se rend compte que ce n’est pas ce qu’elle veut au fond. Elle n’est plus heureuse dans cette vie, elle ne s’y retrouve pas. Elle demande donc le divorce puis se retrouve quelqu’un, mais là encore, elle est insatisfaite et cette relation en pointillés (ils sont ensemble, se sépare, se remette ensemble…) la fait plus souffrir qu’autre chose. Elle décide donc de tout plaquer pour partir en voyage seule, afin de se retrouver elle. Plus qu’une envie c’est un véritable besoin. Le périple d’Elizabeth va débuter en Italie puis en Inde et enfin en Indonésie.

Je vous disais donc au début de cet article que ce livre m’a plu dans l’ensemble. En effet si la partie en Italie est celle que j’ai le plus apprécié, moment où Elizabeth retrouve le plaisir de goûter aux plaisirs simples de la vie, la suite de son voyage avec le côté très pieux m’a un peu moins parler. De plus certains passages sont répétitifs et le récit présente parfois quelques longueurs, ce qui a rendu l’écoute un peu ennuyante par moment.
Ce livre n’en reste pas moins intéressant pour réfléchir à sa propre existence et nous fait découvrir d’autres cultures, d’autres modes de vie.

L’écoute de ce livre m’a plu dans son ensemble, j’ai aimé la voix de la narratrice Catherine Creux. Elle donne une vraie dynamique au texte et le rend vivant.

Une découverte plaisante donc mais pas inoubliable non plus. Peut-être que le film me plaira davantage.