Hâte-toi de vivre !

Auteur : Laure Rollier
Nombre de page : 250
Éditeur : Mazarine
Genre : Contemporain

« « Après un accident de voiture, Léo, professeure de philosophie dans un lycée du Sud-Ouest se réveille face au fantôme de sa grand-mère, mamie au caractère bien trempé et à la répartie cinglante. Contre toute attente, la jeune femme devra composer avec cette présence qui ne la quittera plus d’une semelle et va bouleverser sa vie irrémédiablement. »
Une histoire pour se reconstruire, qui fait du bien, mêlant amour, amitié et secrets de famille. »

Mon avis

Tout d’abord je tiens à remercier les éditions Mazarine pour l’envoi de ce livre via NetGalley.

Dans ce livre on fait la connaissance de Léona, Léo pour les intimes, une professeure de philo dans un lycée. Un matin où elle est en retard, c’est l’accident de voiture. A son réveil à l’hôpital elle se retrouve nez à nez avec sa mamie Lina, morte depuis plusieurs années. Elle est la seule, quasiment, à pouvoir la voir. Vous vous en doutez, cela va donner lieu a des situations tantôt cocasses, tantôt plus émouvantes.

Ce livre a été une très bonne découverte, vraiment. C’est léger, drôle, frais mais pas seulement. C’est une lecture qui révèle quelques très bons rebondissements et qui s’avère aussi par moment touchante et émouvante.
Que ce soit Mamie Lina, Léona, Louise et sa fille, et j’en passe, tous les personnages m’ont plu. Je me suis beaucoup attaché à eux et tous apportent un petit plus à l’histoire.
Mamie Lina n’a pas sa langue dans sa poche et ne se prive pas de faire des remarques à Léo et sur la façon dont elle vit sa vie. Elle s’immisce en permanence dans ses affaires, ce qui a le don de l’agacer par moment.

C’est une lecture avec laquelle j’ai passé un très agréable moment. C’est frais, léger, drôle tout en étant par moment très émouvant. Un roman feel-good très tendre que j’ai dévoré en un rien de temps. Seul petit bémol, la fin un peu trop ouverte à mon goût mais qui n’en enlève rien à la qualité de ce livre.

Laure Rollier signe un premier roman très réussi. Je ne manquerai d’ailleurs pas de lire ses prochains livres tant celui-ci m’a fait passer un bon moment !

« La vie est faite de malheurs absolus et d’immenses bonheurs, moi je viens de vivre les deux en l’espace d’une heure. »

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Ne préfère pas le sang à l’eau

Auteur : Céline Lapertot
Nombre de page : 152
Éditeur : Viviane Hamy
Genre : Contemporain

« Cette sensation de fin du monde, quand tu as dix ans et que tu comprends, du haut de ton mètre vingt, qu’il va falloir abandonner la sécheresse de ton ocre si tu ne veux pas crever. Je serais restée des millénaires, agenouillée contre ma terre, si je n’avais pas eu une telle soif. Maman a caressé la peau de mon cou, toute fripée et desséchée, elle m’a vue vieille avant d’avoir atteint l’âge d’être une femme. Elle a fixé les étoiles et, silencieusement, elle a pris la main de papa. On n’a pas besoin de discuter pendant des heures quand on sait qu’est venu le moment de tout quitter. J’étais celle à laquelle on tient tant qu’on est prêt à mourir sur les chemins de l’abîme. J’étais celle pour laquelle un agriculteur et une institutrice sont prêts à passer pour d’infâmes profiteurs, qui prennent tout et ne donnent rien, pourvu que la peau de mon cou soit hydratée. J’ai entendu quand maman a dit On boira toute l’humiliation, ce n’est pas grave. On vivra. Il a fallu que je meure à des milliers de kilomètres de chez moi. »

 

Mon avis

Tout d’abord je tiens à remercier les éditions Viviane Hamy pour l’envoi de ce livre.

Lorsque je suis allé chercher le courrier et que j’ai vu que le nouveau roman de Céline Lapertot m’attendait dans ma boîte aux lettres, j’ai vraiment été ravie. En effet son précédent ouvrage, Des femmes qui dansent sous les bombes, a été un vrai coup de cœur. J’étais donc plus qu’impatiente de me plonger dans cette histoire. Et une fois encore, j’ai été conquise de bout en bout.

Dans ce livre, on découvre le pays Cartimandua qui possède une immense citerne d’eau. Alors que la sécheresse sévit dans les pays voisins, forcément, elle attire et fait envie à ceux qui vivent sans eau et qui sont constamment assoiffés. Mais certains habitants voient d’un mauvais l’œil l’arriver de gens des pays alentours… En parallèle, on découvre T. et son quotidien de prisonnier. Il va nous expliquer comment il s’est retrouvé en prison, son quotidien en cellule mais aussi ses échanges avec les autres détenus.

J’ai retrouvé avec plaisir tout ce qui m’avait plu dans Des femmes qui dansent sous les bombes : le thème fort, les personnages attachants, le tout servi par une écriture poétique et empli de justesse. Je n’oublierai pas ce livre de sitôt tant il m’a plu et m’a marqué. Ça a été un énorme coup de cœur.
Dès les premières pages on est happé par cette histoire il est difficile de s’arrêter durant la lecture tant on veut savoir le dénouement. En plus d’abordé des sujets est fort, c’est merveilleusement écrit. Je ne compte pas toutes les citations que j’ai pu relever tant il y en a eu ! C’est très poétique et en même temps, incisif, Céline Lapertot ne nous épargne pas.
Les personnages nous sont très bien dépeints, je me suis beaucoup attaché à certains. Les quitter a été vraiment un crève-cœur.

Céline Lapertot nous offre une histoire forte, prenante, qui ne laisse pas indifférent et qui nous pousse à la réflexion. C’est un livre que je ne peux que vous recommander de lire, vraiment foncez, vous ne serez assurément pas déçu !

 

« Il faut n’avoir jamais senti la morsure de la soif, jusqu’à la sensation d’évanouissement, pour ne pas comprendre comment Karole, en cet instant précis, s’apaisa au point de réussir encore à courir. Du bout de ses doigts, avant que son père et un bénévole ne la rattrapent, Karole toucha la façade blanche, son Eldorado, la fin de sa course et des espérances tronquées. »

« Elle prit la petite bouteille qu’on lui tendit et après avoir bu, elle alla jusqu’à passer son index sur la pointe de ses lèvres, pour recueillir la dernière goutte, la plus luxueuse d’entre toutes, celle qui te caresse la peau sans aucune autre volonté que de t’accorder la volupté de la vie. » 

« Le pénitencier est rouge, de sa première à sa dernière brique, et personne ne me fera croire que cette couleur a été choisie au hasard. Rouge comme ce sang qu’ils espèrent voir se figer dans nos veines, là, sous les rayons de lumière qui plonge entre les barreaux. Je vois comme tout coule en moi, j’ai encore la sensation du stylo quand j’écrivais ces mots qui leur faisaient si peur. Alors je sais que la vie, la mort ne tiennent qu’à la force de nos regrets ou de nos choix. Il faut choisir son camp pour espérer vivre lentement, entouré de la fraîcheur des murs percutés par quelque minuscule rayon de soleil. Le temps passe et jette de l’ombre ou de la lumière sur des fissures toujours plus nombreuses. »

Book-Haul #1 – Janvier 2018

Bonsoir à tous !

On se retrouve pour un article sur les livres que j’ai acheté ou reçu en Janvier !

J’ai tout d’abord craqué pour le nouveau Delphine de Vigan Les loyautés. Impossible pour moi de ne pas l’avoir tant Delphine de Vigan est une auteure que j’affectionne ! Il fait partie des livres que j’ai décidé de lire durant le mois de Février. Vous n’allez donc pas tarder à en entendre parler sur le blog d’ici quelques temps. En attendant voilà le résumé plus qu’alléchant :

« Chacun de nous abrite-t-il quelque chose d’innommable susceptible de se révéler un jour, comme une encre sale, antipathique, se révélerait sous la chaleur de la flamme ? Chacun de nous dissimule-t-il en lui-même ce démon silencieux capable de mener, pendant des années, une existence de dupe ? »

 

 

Je me suis aussi procuré Inséparables de Sarah Crossan qui me faisait de l’oeil depuis un moment déjà ! D’ailleurs aussitôt acheté aussitôt lu, et ça a été une lecture que j’ai adoré ! Je vous en parle plus en détail ici.

Le résumé : « Grace et Tippi. Tippi et Grace. Deux sœurs siamoises, deux ados inséparables, entrent au lycée pour la première fois. Comme toujours, elles se soutiennent face à l’intolérance, la peur, la pitié. Et, envers et contre tout, elles vivent ! Mais lorsque Grace tombe amoureuse, son monde vacille. Pourra-t-elle jamais avoir une vie qui n’appartienne qu’à elle ? »

 

En pour finir, j’ai eu le plaisir de recevoir de la part des éditions Viviane Hamy le dernier roman de Dominique Sylvain Les infidèles. C’est un livre qu’il me tarde de découvrir, le résumé me fait très envie et connaissant déjà un peu la plume de l’auteure je ne doute pas de passer un bon moment ! Voilà de quoi ça parle pour les plus curieux d’entre vous :

« Alors qu’elle préparait un reportage sur l’adultère, Salomé Jolain, une jeune journaliste de TV24 à la renommée croissante a été sauvagement assassinée. On a retrouvé son corps dans la poubelle d’un square du 15e arrondissement de Paris, à proximité de l’hôtel de la Licorne. L’enquête est confiée au commandant Barnier, flic stoïque à la vie privée compliquée, et à son adjoint, l’énigmatique lieutenant Maze. Tous les proches de la jeune femme sont sur la liste des suspects, mais un nom retient toute l’attention de la Crim’, celui d’Alice Kléber, la tante de la victime et créatrice du site lovalibi.com qui fournit aux amateurs d’aventures extraconjugales des excuses et des preuves clés en main pour justifier leurs absences. Un lien qui ne peut relever de la simple coïncidence… »

 

Et voilà c’est tout pour ce book-haul de Janvier ! Et vous, qu’avez-vous acheté ou reçu de beau en Janvier ?
On se retrouve très prochainement pour de nouveaux articles, en attendant je vous souhaite de belles lectures :).